Dialogues

ACCES LIBRE ET GRATUIT // Les dialogues associent des auteurs dont les œuvres font résonance autour de thématiques particulières.





VENDREDI

Lire Montaigne
Dialogue avec Pierre Coutelle et Jean Eimer
15h – IUT Amphi 2 – Durée : 1h

Il fut gentilhomme, propriétaire terrien, voyageur, maire de Bordeaux, courtisan, négociateur au service de ses rois. Il fut aussi un lecteur éclairé, l’auteur d’un livre unique, et pendant plus de vingt ans, sur plus de mille pages, le bâtisseur de sa propre image, celle d’un homme retiré, jouissant d’un exil intérieur propice à l’exercice du jugement.
Jean Eimer nous propose dans Montaigne, encore un essai, une vision décalée de l’écrivain. Un ouvrage porté par les illustrations pleines d’humour de Christian Gasset, ancien dessinateur de Sud-Ouest Dimanche.
Pierre Coutelle, responsable pôle Littérature et Sciences Humaines à la librairie Mollat, viendra nous présenter la nouvelle édition des Essais de Montaigne édités chez Robert Laffont, dans la collection Bouquins en collaboration avec les éditions Mollat ; la seule version imprimée de l’ultime état du texte : l’édition posthume de 1595, aujourd’hui majoritairement considérée comme la plus proche du dessein de l’auteur avec les notes sur le vocabulaire et la syntaxe, ainsi que la traduction des citations, au bas des pages.

 

Présenté par Sylvie Hazebroucq

 

Montaigne, Les essais, nouvelle édition (Robert Laffont / Mollat) – Librairie La Mauvaise Réputation L58
Jean Eimer, Montaigne, encore un essai ! (Cairn) – Éditions Cairn L48

 


 

Les cicatrices de l’Histoire
Dialogue avec Francesca Melandri et Anne Plantagenet
16h – Studio de création – Durée : 1h

Deux romans sur les questions d’identité, de migration et de transmission. Troublée par sa rencontre avec un migrant qui déclare être son neveu, Ilaria commence à creuser dans le passé de son père et de ses secrets de jeunesse. Dans Tous sauf moi, roman historique où l’intime se mêle au collectif, Francesca Melandri apporte un éclairage nouveau sur l’Italie actuelle et ses rapports complexes avec la période fasciste. Après Trois jours à Oran, racontant son retour en Algérie sur les traces de la famille de son père, Anne Plantagenet révèle dans D’origine italienne, l’histoire de sa mère ; une quête des origines, intimiste et humaniste.

 

Présenté par Pierre Mazet

 

Francesca Melandri, Tous sauf moi (Gallimard) – Librairie La Machine à lire L59
Anne Plantagenet, D’origine italienne (Stock) – Librairie Georges L23

 


 

Féminisme en tous genres
Dialogue avec Chloé Delaume et Julia Kerninon
18h – Studio de création – Durée : 1h

Manifeste ou encore roman, Chloé Delaume et Julia Kerninon s’adressent à toutes les femmes, contre l’ordinaire des violences machistes et patriarcales. Dans Mes biens chères sœurs, Chloé Delaume aborde la question du renouvellement du féminisme, de l’extinction en cours du patriarcat, de ce qu’il se passe, et peut se passer, depuis le mouvement #MeToo. Dans l’ombre de l’homme qu’elle aime sans même se le formuler, Helen a oublié de vivre car entièrement dévouée à Franck, œuvrant dans l’ombre pour sa réussite. Dans Ma dévotion, Julia Kerninon lui donne la parole pour tenter de rattraper le temps perdu. Julia Kerninon, lauréate du Prix des lecteurs – Escale du livre 2019.

 

Présenté par Bertrand Mirande-Iriberry

 

Chloé Delaume, Mes biens chères sœurs (Seuil) – Librairie Olympique L44
Julia Kerninon, Ma dévotion (Rouergue) – Librairie La Mauvaise Réputation L58




SAMEDI

De l’importance des mots
Dialogue avec Jeanne Benameur et Carole Zalberg
11h30 – Studio de création – Durée : 1h

Dans L’Exil n’a pas d’ombre de Jeanne Benameur : une femme, un homme. Ils ont quitté leur village et traversent le désert sans savoir qu’ils finiront par atteindre la mer. Pourquoi sont-ils partis ? Elle, tente d’aller vers la liberté à travers l’écriture et la lecture ; Lui ne sait pas lire les signes écrits sur une page, son univers est celui des signes du ciel, du vent, des herbes, des traces d’animaux. Tout commence par une pierre qu’une enfant trouve, oubliée dans un tiroir. Pourquoi un caillou anodin a-t-il pris place parmi les bijoux de sa mère ? Celle-ci lui raconte alors le souvenir d’Azria, une réfugiée débarquée un été sur une plage au beau milieu des touristes en villégiature. Des routes de Carole Zalberg montre la difficulté d’expliquer et de justifier notre indifférence face à ceux qui ont tout quitté pour tenter d’échapper à la terreur ou à la misère.

 

Présenté par Véronique Durand

 

Jeanne Benameur, L’exil n’a pas d’ombre (Bruno Doucey) – Asphalte – Doucey L33
Carole Zalberg, Des routes (Chemin de fer) – Chemin de fer L38


Mythologies familiales
Dialogue avec Philippe Beyvin et Erwan Desplanques
15h – Studio de création – Durée : 1h

À 14 ans, le narrateur, Thomas Bentley, apprend de sa mère que son père n’est pas son père naturel. Quant à l’identité de celui-ci, elle prétend ne pas s’en souvenir : étreinte fugitive prétend-elle, erreur ou plaisir de jeunesse… D’une vieille dame qui reconnaît en lui les traits de son fils disparu à un ancien reporter au Vietnam, le narrateur, dans Les photos d’un père, remonte dans le temps et découvre la personnalité complexe de ce père, témoin fasciné des convulsions e la seconde moitié du vingtième siècle. Une bouteille de champagne à la main, le père du narrateur, âgé de soixante-dix ans, annonce qu’il est atteint d’un cancer du poumon, stade avancé. Ancien parachutiste dans l’armée, passionné par les États- Unis, c’est un homme excessif et passionnel. Deux jours plus tard, le personnage apprend qu’il va être papa pour la première fois. Dans L’Amérique derrière moi, il explore les liens familiaux et revient sur son enfance.

 

Présenté par Alexandre Fillon, journaliste littéraire

 

Philippe Beyvin, Les photos d’un père (Grasset) – Librairie Georges L23
Erwan Desplanques, L’Amérique derrière moi (L’Olivier) – Librairie La Machine à lire L59

 


 

Histoire intime et politique du peuple basque
Dialogue avec Éric Plamondon et Alfonso Zapico
15h – Café Pompier – Durée : 1h

Oyana écrit à Xavier, l’homme avec qui elle partage sa vie au Québec depuis 23 ans. Il est temps de revenir sur le passé, il est temps d’entamer un processus d’introspection, car un soir de mai 2018, le hasard la ramène brutalement en arrière et n’a plus que deux certitudes : elle s’appelle Oyana et l’ETA n’existe plus. Dans Oyana, le combat d’un peuple occupe une place capitale et Éric Plamondon révèle l’importance d’affronter ses choix et ses erreurs. En mai 2018, l’organisation armée indépendantiste Basque ETA annonçait sa dissolution. Alfonso Zapico a proposé à deux personnalités politiques et culturelles basques, qui furent dans des camps opposés, de se rencontrer pour parler des sources de l’histoire et pour envisager l’avenir, ensemble… Il retrace ces rencontres dans Ceux qui construisent des ponts.

 

Présenté par Bertrand Mirande-Iriberry

 

Éric Plamondon, Oyana (Quidam) – Librairie Le Muguet L32
Alfonso Zapico, Ceux qui construisent des ponts (Futuropolis) – Librairie Krazy Kat L12

 


 

Les mères louves
Dialogue avec Constance Joly et Véronique Ovaldé
15h – Salle de l’Atelier – Durée : 1h

Depuis quelques mois, la vie d’Alma se hérisse de piquants. Sa fille souffre d’un mal étrange et s’étiole de jour en jour. Tous les traitements échouent, et les médecins parlent de tumeur. Mais Alma n’y croit pas. Elle a l’intuition qu’un chardon pousse à l’intérieur de la poitrine de son enfant. Avec Le matin est un tigre, Constance Joly met en scène l’histoire de ce que l’on transmet, malgré nous, à nos enfants.

Gloria a choisi ce jour de juin pour partir. Elle file récupérer ses filles à l’école et les embarque sans préavis pour un long voyage. Toutes trois quittent les rives de la Méditerranée en direction du Nord, la maison alsacienne où Gloria, enfant, passait ses vacances. Pourquoi cette désertion soudaine ? Quelle menace fuit-elle ? Jusqu’où peut-on protéger ses enfants ? Dans Personne n’a peur des gens qui sourient, Véronique Ovaldé met en scène un fascinant personnage de mère dont l’inquiétude face au monde se mue en un implacable sang-froid pour l’affronter.

 

Présenté par Hubert Artus

 

Constance Joly, Le matin est un tigre (Flammarion) – Librairie Georges L23
Véronique Ovaldé, Personne n’a peur des gens qui sourient  (Flammarion) – Librairie Georges L23

 


 

Chair à canon
Dialogue avec Olivier Costes et Gildas Guyot
15h30 – IUT Amphi 2 – Durée : 1h

Inspiré de faits réels, Les cerveaux cassés, récit satirique, évoque l’histoire méconnue des traumatisés psychiques de la Grande Guerre. France 1916. Dans un hôpital militaire, un médecin tyrannique soigne de mystérieux blessés. Des poilus qui ont perdu la tête au front, suspectés de jouer aux fous pour déserter le champ de bataille.

Dans Le goût de la viande, la caméra est installée dans la caboche de Hyacinthe Kergoulé, un jeune breton de vingt ans qui va nous faire vivre son aventure hallucinée. Non pas dans le feu des tranchées, qui n’est que le point de départ. Mais, précisément, dans cette vie qui commence après. Lorsque notre homme, à l’armistice, s’extrait des boues de Verdun tel un zombie, et se met à marcher.

 

Présenté par Pascale Dewambrechies, autrice

 

Olivier Costes, Les cerveaux cassés. Vol au-dessus d’un nid de poilus (Fauves) – Librairie La Mauvaise Réputation L58
Gildas Guyot, Le goût de la viande (In8) – Éditions In8 L20

 


 

L’âpreté du monde
Dialogue avec Paola Pigani et Catherine Poulain
16h – Studio de création – Durée : 1h

Dans la Charente rurale où elle est née, la petite Pia regarde intensément le travail des hommes, les bêtes, les arbres, toute une vie qui bruisse autour d’elle. Entourée de ses grands-parents, immigrés italiens, de ses parents et de ses frères et sœurs, elle observe aussi la dureté de ce monde où l’on peine à gagner sa vie.

Pour Rosalinde, c’est l’été de tous les dangers. Dans ce village où l’a menée son errance, quelque part en Provence, elle est une saisonnière parmi d’autres. Travailler dans les champs jusqu’à l’épuisement ; résister au désir des hommes, et parfois y céder ; répondre à leur violence ; s’abrutir d’alcool ; tout cela n’est rien à côté de ce qui l’attend.

 

Présenté par Véronique Durand

 

Paola Pigani, Des orties et des hommes (Liana Levi) – Librairie La Machine à lire L59
Catherine Poulain, Le cœur blanc (L’Olivier) – Librairie La Machine à lire L59

 


 

La littérature slovaque à l’honneur
Dialogue avec Jana Juránová et Viliam Klimácek
16h30 – IUT Amphi 2 – Durée : 1h

Pour faire suite à Livre Paris, l’Escale du livre met également à l’honneur la ville de Bratislava et la littérature slovaque en invitant Jana Juránová, pour son livre Ilona. Ma vie avec le poète et Viliam Klimácek, pour Bratislava 68, été brûlant.

lona Nováková (1856-1932) fut la femme de l’un des grands écrivains slovaques, Pavol Országh Hviezdoslav (1849-1921). Instruite, issue d´une famille aisée, elle devint l’épouse parfaite du poète. Que voulait-elle ? À quoi aspirait-elle ? Était-elle satisfaite de ce seul rôle ? Ilona. Ma vie avec le poète adopte le point de vue d’Ilona Nováková. Un hommage aux femmes qui, bien que douées et courageuses, devaient trouver leur place dans les travaux ménagers et la famille… Au printemps 1968, le parti communiste tchécoslovaque expérimente le « socialisme à visage humain ». La censure est interdite, les frontières s’ouvrent vers l’Ouest, les biens de consommation font leur apparition… Un vent de liberté souffle sur le pays… Dans la nuit du 20 au 21 août, tandis que les tanks soviétiques envahissent la ville, le destin des personnages va basculer. Pendant quelques heures, la frontière avec l’Autriche reste ouverte. Chacun devra alors faire un choix : partir ou rester ? Fuir la violence ou résister à l’oppresseur.

 

Présenté par Gabriela Ziakova

 

Jana Juránová, Ilona. Ma vie avec le poète (Editions Do) – Librairie Olympique L44
Viliam Klimácek, Bratislava 68, été brûlant (Agullo) – Agullo L34

 


 

Relire l’Histoire
Dialogue avec David Diop et Patrick Quillier
16h30 – Salle de l’Atelier – Durée : 1h

Donner la parole aux morts de la Grande Guerre 14-18, donner une voix aux personnages et parler à travers eux pour faire acte de mémoire. Dans Frère d’âme de David Diop, le capitaine Armand siffle l’attaque contre l’ennemi allemand. Les soldats s’élancent. Dans leurs rangs, Alfa Ndiaye et Mademba Diop, deux tirailleurs sénégalais parmi tous ceux qui se battent alors sous le drapeau français. Quelques mètres après avoir jailli de la tranchée, Mademba tombe, blessé à mort, sous les yeux d’Alfa, son ami d’enfance, son plus que frère. Frère d’âme a reçu le Prix Goncourt des lycéens 2018 et le Prix des lecteurs lycéens – Escale du livre 2019.

Le poète Patrick Quillier a consacré un grand pan de sa vie à Voix éclatées ; cette épopée dont l’ampleur, l’intensité et la force poétique confirment que la Grande Guerre continue d’occuper les consciences. La lecture de ce vaste Monument aux Morts redonne au fracas des obus, aux cadavres enfouis dans la boue des tranchées, un bouleversant regain d’angoisse et d’épouvante.

 

Présenté par Marie-France Boireau

 

David Diop, Frère d’âme (Seuil) – Librairie Olympique L44
Patrick Quillier, Voix éclatées (de 14 à 18) (Fédérop) – Éditions Federop L03

 


 

Nos refuges
Dialogue avec Marielle Macé et Lionel Ruffel
17h – IUT Amphi 1 – Durée : 1h

Il faut faire des cabanes non pas pour tourner le dos aux conditions du monde présent, retrouver des fables d’enfance ou vivre de peu, mais pour braver ce monde, pour l’habiter autrement, pour l’élargir. Avec Nos cabanes, Marielle Macé les explore, les traverse, en invente à son tour. Cabanes de pensées et de phrases, qui ne sauraient réparer la violence faite aux vies, mais qui y répliquent en réclamant très matériellement un autre monde.

Imaginez la fin du monde, qui est, comme chacun sait, beaucoup plus simple à concevoir que la fin du capitalisme. Imaginez l’extinction de notre espèce et que vous vouliez préserver et transmettre la mémoire de cette constellation de pratiques, de formes, d’usages et d’objets que nous avons appelée tantôt poésie, tantôt belles-lettres, et que nous avons fini par appeler littérature. (…) Et puis le réel a frappé durement à la porte. Car l’ancienne imprimerie, où nous avions trouvé refuge pour résister à la décomposition de l’institution universitaire, a fermé ses portes, définitivement.” Dans Trompe-la-mort de Lionel Ruffel.

Dans une démarche « anthropologique », ces deux textes, très personnels nous invitent à une réflexion sur la transmission du savoir, le rapport entre littérature et politique, entre nature et culture…

 

Présenté par Pierre-Edouard Peillon, Le Nouveau Magazine Littéraire

 

Marielle Macé, Nos cabanes (Verdier) – Librairie La Machine à lire L59
Lionel Ruffel, Trompe-la-mort (Verdier) – Librairie La Machine à lire L59

 


 

Correspondance
Dialogue avec Pierre Bergounioux et Jean-Paul Michel
17h30 – Salle de l’Atelier – Durée : 1h

Cette correspondance est celle d’une amitié, vieille de 50 ans, qui unit Pierre Bergounioux et Jean-Paul Michel. Les lettres, cartes postales régulièrement échangées durant ces années évoquent la lecture, l’engagement dans l’écriture, des événements marquants de leur vie et reviennent sur l’enfance en Corrèze, ces années fondatrices qui commencent au lycée de Brive. Elles révèlent, outre l’amitié profonde qui lie les deux hommes, une réelle complicité littéraire.

 

Présenté par Claude Chambard, auteur

 

Correspondance 1981-2017 (Verdier) – Librairie La Machine à lire L59

Table de vente et dédicaces sur place

 


Intelligence artificielle
Dialogue avec Alexis Brocas et Pierre Ducrozet
Une rencontre Escale du livre / Nouveau Magazine Littéraire
18h – IUT Amphi 2 – Durée : 1h

La littérature en a rêvé, le progrès en a fait une réalité. Autrefois fantasme des auteurs de science-fiction, l’intelligence artificielle a envahi nos existences, suscitant autant de peurs que d’enthousiasmes… Dialogue entre Pierre Ducrozet, qui explore le sujet des nouvelles technologies dans L’invention des corps et Alexis Brocas, auteur d’Un Dieu dans la machine et rédacteur en chef adjoint du Nouveau Magazine Littéraire, qui consacre son dossier d’avril à l’intelligence artificielle.

 

Présenté par Pierre-Edouard Peillon, Le Nouveau Magazine Littéraire

 

Pierre Ducrozet, L’invention des corps (Actes Sud) – Librairie La Mauvaise Réputation L58
Alexis Brocas, Un Dieu dans la machine (Phébus) – Librairie Georges L23

 


Engagés en littérature
Dialogue avec Nathacha Appanah et Éric Pessan
18h – Studio de création – Durée : 1h

Ces chroniques hebdomadaires que Nathacha Appanah a écrites en 2017 pour le journal La Croix évoquent son rapport au monde. Romancière amoureuse de la littérature et de la langue française, elle scrute le monde à l’aune de son parcours personnel et pointe du doigt les dysfonctionnements et les dérives de nos sociétés en faisant appel à notre conscience et notre humanité.
Ses textes évoquent bien souvent la politique, au sens large du terme, mot hérité du grec ancien politikos « relatif aux citoyens », mot qui déclenche une série de questions : comment vivre ensemble et accepter chacun ? Quelles sont nos valeurs communes ? Dans La connaissance et l’extase, Éric Pessan pérégrine dans ses réflexions, emmène son lecteur dans ses trains, dans ses ateliers d’écriture, dans ses rencontres, dans ses lectures.

 

Présenté par Bertrand Mirande-Iriberry

 

Nathacha Appanah, Une année lumière (Gallimard) – Librairie La Machine à lire L59
Éric Pessan, La connaissance et l’extase (éditions de l’Attente) – Éditions de l’Attente L42

 


 

Détournement de genre
Dialogue avec Dominique Bertail, Frédéric Maffre et Julien Maffre
18h30 – Café Pompier – Durée : 1h

Le western est un immense terrain de jeu pour la création en bande dessinée, dépoussiérant ainsi les clichés et dépassant les frontières du genre. Dans Mondo Reverso de l’illustrateur Dominique Bertail, les hommes portent des robes, restent au foyer et vendent leurs charmes alors que les femmes portent le flingue, boivent dans les saloons et harcèlent les hommes. Premier western transgenre qui bouscule tous les codes classiques du genre. Dans la série Stern, un croque-mort se découvre des talents de légiste et va, sans le savoir, se retrouver rattrapé par son propre passé. Les frères Maffre, Julien et Frédéric, sont à la manœuvre pour le scénario et le dessin. Ils viendront nous parler du tome 3, L’Ouest, le vrai où le renouvellement du contrat du croque-mort Stern est remis en question.

 

Présenté par Nicolas Trespallé

 

Dominique Bertail, Mondo Reverso (Fluide glacial) – Librairie Krazy Kat L12
Julien et Frédéric Maffre, Stern – Tome 3 : L’Ouest, le vrai (Dargaud) – Librairie Krazy Kat L12




DIMANCHE

Jeux de souvenirs
Dialogue avec Michèle Lesbre et Jean-Marie Planes
11h30 – IUT Amphi 2 – Durée : 1h

Chez un vieil ami avec qui elle partageait la passion du théâtre, la narratrice découvre un exemplaire de La Chartreuse de Parme. Les premières pages la ramènent à l’été de ses quatorze ans. Des années plus tard, elle décide de partir à Parme. Mais, lorsqu’elle pénètre dans le théâtre Farnèse, son voyage soudain revêt un autre sens. Le théâtre dès lors guide sa mémoire, envahit son séjour. Rendez-vous à Parme est un roman sur le désir, une invitation à vivre, comme au théâtre, tous les possibles. Il aura suffi d’une visite chez un dermatologue lui montrant des taches apparues sur son visage pour que la réponse poétiquement médicale que lui fait le médecin, « ça, c’est une vie de soleil ! », ouvre la boîte à souvenirs. Et avec Une vie de soleil nous partons pour les plages de son enfance et de sa jeunesse, Biarritz, Arcachon, l’île de Ré ou encore Ostie…

 

Présenté par Hubert Prolongeau

 

Michèle Lesbre, Rendez-vous à Parme (Sabine Wespieser) – Librairie La Machine à lire L59
Jean-Marie Planes, Une vie de soleil (Arléa) – Librairie La Machine à lire L59

 


 

Traversées par l’Histoire
Dialogue avec Carole Zalberg et Valérie Zenatti
11h30 – Salle de l’Atelier – Durée : 1h

2 récits de vies traversées par l’Histoire.
Carole Zalberg, Où vivre. À travers leurs voix recomposées par Marie, les membres d’une famille juive polonaise relatent leur installation en Israël après la guerre. Au long des décennies intranquilles, les générations venues dans l’État juif puis celles qui y sont nées expriment leurs attentes et leurs déceptions, hantées par la Shoah. C’est cette fin d’un monde que les plus âgés ont voulu surmonter en construisant un lieu sûr. C’est elle que les plus jeunes veulent empêcher de se reproduire en acceptant les épreuves que leur pays ne cesse d’imposer.

Valérie Zenatti, Dans le faisceau des vivants. Aharon Appelfeld était l’un des grands écrivains de notre temps. Valérie Zenatti a traduit la plupart de ses livres, d’Histoire d’une vie (prix Médicis étranger 2004) jusqu’à Des jours d’une stupéfiante clarté, son dernier roman paru en France. Leur relation n’était pas seulement celle d’un romancier et de sa traductrice, c’était aussi celle de deux amis. Après un temps de sidération lors de sa disparition en janvier 2018, elle cherche à retrouver sa voix. Sa quête la conduira jusqu’en Ukraine, à Czernowitz, la ville natale de l’écrivain. Il pourra alors prendre sa place, dans le faisceau des vivants.

 

Présenté par Hubert Artus

 

Carole Zalberg, Où vivre (Grasset) – Librairie Georges L23
Valérie Zenatti, Dans le faisceau des vivants (L’Olivier) – Librairie La Machine à lire L59

 


 

Spécial anniversaire.
Les 40 ans des éditions Verdier
Dialogue avec les écrivains Pierre Bergounioux, François Garcia, Christophe Manon, Robert Menasse, Lionel Ruffel, Antoine Wauters et leur éditrice Colette Olive
14h – Studio de création – Durée : 1h
La venue de Robert Menasse est annulée

Depuis 40 ans, entre Lagrasse dans les Corbières et Paris, les éditions Verdier dirigées par Colette Olive et Michèle Planel publient de la philosophie et de la littérature française et étrangère avec cette volonté de faire entendre d’autres voix, de rendre plus intelligible notre monde, d’éveiller notre conscience. Leur catalogue est le résultat de rencontres et de complicités nouées au fil des années. A l’occasion de cet anniversaire, l’Escale du livre réunit autour de Colette Olive, Pierre Bergounioux, François Garcia, Robert Menasse, Lionel Ruffel, Christophe Manon et Antoine Wauters pour évoquer cette aventure éditoriale faite d’engagement et de résistance.

 

Présenté par Pierre Mazet

 

Retrouvez les éditions Verdier sur le stand de la Librairie La Machine à lire L59

 


 

Pinar Selek, l’insolente
Dialogue avec Pinar Selek et Guillaume Gamblin
14h – Salle de l’Atelier – Durée : 1h

Lorsque Pinar Selek rencontre le célèbre journaliste arménien de Turquie Hrant Dink, qui sera assassiné en 2007, celui-ci l’a surnomme affectueusement « L’insolente ».

Sociologue, écrivaine, militante antimilitariste, féministe et libertaire, Pinar Selek est surtout connue en raison de la répression dont elle est victime depuis plus de 20 ans de la part de la justice turque. Dans L’Insolente, elle revient sur son parcours, son enfance, ses combats auprès des opprimées : avec les enfants des rues d’Istanbul, les prostituées, les Kurdes, les Arméniennes. Elle raconte la torture et la prison, mais aussi la création d’un atelier des artistes de rue, d’une coopérative féministe ou d’une plateforme d’écologie sociale. Aujourd’hui exilée en France, elle poursuit ses recherches universitaires, mais elle continue avant tout son combat pour décloisonner les luttes et ouvrir des voies créatives vers une autre société.

Guillaume Gamblin, qu’elle a connu à Lyon dans le milieu alternatif et qui est devenu son ami, nous invite, à partir d’entretiens, à rencontrer cette « femme aux mille vies » à l’énergie contagieuse.

 

En partenariat avec la librairie le Muguet

 

L’Insolente – Dialogues avec Pinar Selek (Cambourakis) – Librairie le Muguet L32

 


 

Des nouvelles de demain
Dialogue avec Dominique Bertail et Robin Cousin
14h – Café Pompier – Durée : 1h

Paris en 2119, Paris divisé : des parties abandonnées et un Paris muséal. Chacun est systématiquement scanné et reconnu dans les espaces publics et privés. Les clones, les drones et les hologrammes sont monnaie courante. Désormais, la plupart des gens se déplacent via le Transcore, cabine individuelle de téléportation. Tristan Keys vit dans ce monde dont il rejette la déshumanisation. Tel un marginal, il continue à prendre le métro, à marcher dans les rues… Le monde est au bord de l’effondrement, les derniers mammifères s’éteignent peu à peu et l’humanité elle-même se résigne à sa propre disparition. Alors que chacun tente de garder espoir en l’avenir, l’astrophysicienne Cécilia Bressler provoque un sursaut mondial : elle a découvert une planète, à 45 années lumières, qui présente des lueurs semblables à celles de nos villes. Récit de Science-fiction ou d’Anticipation, les illustrateurs Dominique Bertail et Robin Cousin nous donnent des nouvelles de demain.

 

Présenté par Sonia Déchamps, journaliste

 

Dominique Bertail, Paris 2119 (Rue de Sevres) – Librairie Krazy Kat L12
Robin Cousin, Le Chercheur fantôme (FLBLB) – Librairie Album L08

 


 

Robert Capa, Gerda Taro, un couple de légende
Dialogue avec Serge Mestre et Pierre-François Moreau
14h30 – IUT Amphi 2 – Durée : 1h

Une aventure photographique, politique et amoureuse d’un couple de légende.
Serge Mestre, Regarder. En 1933, à Leipzig, Gerta Pohorylle ne s’appelle pas encore Gerda Taro. Arrêtée à tort, la jeune juive de Galicie répond avec dédain à la brute nationale-socialiste qui l’interroge, laissant son esprit vagabonder. Dans la cellule où elle est jetée, son aplomb et son élégance détonnent.

Pierre-François Moreau, Après Gerda. À la fin du mois d’août 1937, le reporter de guerre Robert Capa débarque à New York après une traversée de l’Atlantique en paquebot. A 23 ans, il est déjà veuf : un mois plus tôt, sa compagne photographe Gerda Taro est tuée en pleine guerre d’Espagne à Brunete, près de Madrid, alors qu’il se trouvait à Paris.

 

Présenté par Olivier Mony, critique littéraire

 

Serge Mestre, Regarder (Sabine Wespieser) – Librairie La Machine à lire L59
Pierre-François Moreau, Après Gerda (Le Sonneur) – Éditions du Sonneur L37

 


 

Rites de passage
Dialogue avec Karine Reysset et Laurent Seyer
15h30 – IUT Amphi 2 – Durée : 1h

Une plongée dans l’univers adolescent à travers ces 2 romans d’apprentissage.
Août 1993, Coralie quitte le modeste pavillon de banlieue de sa mère pour la splendide maison de famille de Soline, peuplée d’amis, de parents et d’enfants dont l’aisance et la culture l’émerveillent. Mais derrière les apparences, les amours débutantes virent à la passion, les secrets inavouables des adultes se révèlent, alors qu’au camping voisin une enfant disparaît. Dans cette atmosphère lascive et trouble, Karine Reysset nous dévoile un été de tous les apprentissages.

Depuis le départ de sa mère, depuis qu’il est le seul fils de divorcés de sa classe et que son père vit avec cette trop séduisante Virginie, il n’a plus qu’une obsession : l’équipe de foot de Saint-Etienne. Ce soir les Verts rencontrent le Bayern Munich à Glasgow en finale de la coupe d’Europe. Nicolas est devant la télé, comme toute sa famille, comme ses copains du collège, comme la France entière. Mais pour lui c’est bien plus qu’un match. Cette équipe de Saint-Étienne est devenue sa vraie famille. Les poteaux étaient carrés a été sélectionné dans le Prix des lecteurs – Escale du livre 2019.

 

Présenté par Hubert Artus

 

Karine Reysset, L’étincelle (Flammarion) – Librairie Georges L23
Laurent Seyer, Les poteaux étaient carrés (Finitude) – Éditions Finitude L35

 


 

Histoires de reconquête
Dialogue avec Yasmine Chami et Laurence Tardieu
16h – Studio de création – Durée : 1h

Romans sur le temps et les souvenirs, sur ces moments de basculement qui nous poussent à chercher du sens et à partir en quête de soi.

Laurence Tardieu, Nous aurons été vivants. Est-ce Lorette, de l’autre côté du boulevard, partie il y a sept ans sans laisser la moindre trace ni mot d’explication ? Hannah, sa mère, croit un instant l’apercevoir. Violent séisme intérieur, la vision a fait rejaillir tout ce qu’elle avait tenté d’oublier. Une journée particulière, donc, mais aussi trente ans de la vie intime d’Hannah Bauer, femme, artiste, mère, prise dans les soubresauts de son histoire familiale.

Yasmine Chami, Médée Chérie. Médée attend son mari dans un aéroport où ils sont en transit pour Sydney. Il s’est éloigné un instant, qui soudain s’éternise, et déjà elle comprend qu’il ne reviendra pas. Médée se fige, s’installe dans l’aéroport et se laisse submerger par l’abandon avant un ultime sursaut.

 

Présenté par Véronique Durand

 

Yasmine Chami, Médée Chérie (Actes Sud) – Librairie La Mauvaise Réputation L58
Laurence Tardieu, Nous aurons été vivants (Stock) – Librairie Georges L23

 


 

Jungle urbaine
Dialogue avec Clément Charbonnier Bouet et Eric Chauvier
16h – Café Pompier – Durée : 1h

Dans un décor urbain rigoureux et géométrique, un homme marche. Il scrute l’espace qui l’entoure, palpe la jungle des matériaux, observe les êtres qu’il croise. Monde parallèle déroule le monologue d’un homme seul, arpentant avec acharnement un paysage qu’il tente de définir, un environnement périphérique qui l’a vu naître et dont il a renoncé à s’échapper. Né en 1984, Clément Charbonnier Bouet a grandi dans la banlieue parisienne. Graphiste de formation, il offre à L’Association son premier livre en tant qu’auteur. Anthropologue spécialisé dans l’urbanisme, l’écrivain Eric Chauvier est un ethnologue de l’ordinaire. Il travaille à une nouvelle façon de concevoir et de pratiquer l’anthropologie.

Avec Contre Télérama, il dresse un tableau de la réalité quotidienne des zones périurbaines contemporaines, dans La Petite Ville il retrace l’évolution socio-économique de sa ville d’enfance après la fermeture des mines, de son abattoir et de ses usines. Il vient de faire paraître Le revenant, une comédie noire, réaliste et crue de nos villes modernes et des hommes qu’elles brisent et rejettent.

 

Présenté par David Fournol, bibliothécaire

 

Clément Charbonnier Bouet, Monde parallèle (L’Association) – Librairie Krazy Kat L12
Eric Chauvier, Le revenant (Allia) – Librairie La Mauvaise Réputation L58

 


 

L’Univers de la Fantasy
Dialogue avec Jean-Laurent Del Socorro, Régis Goddyn et Nicolas Texier
16h – Hall Vitez – Durée : 1h

En 1596, deux ans avant l’édit de Nantes qui met fin aux guerres de Religion, Marseille la catholique s’oppose à Henri IV. Une indépendance que ne peut tolérer le roi. Les troupes royales arrivent devant la ville. Placé entre l’Histoire et la fantasy, Royaume de vent et de colères est le premier roman de Jean- Laurent Del Socorro.

Dans un pays de lacs et de montagnes où personne n’est censé savoir ce qu’il y a sur l’autre versant, vivait Barnabéüs, ensorceleur des choses menues. Fantasy sans épées ni chevaux, L’Ensorceleur des choses menues de Régis Goddyn s’interroge sur la transmission entre les générations et imagine une société où l’avidité à vivre ne connaît aucune limite.

Le jeune enchanteur Carroll Mac Mael Muad revient dans le château familial. Lorsqu’il retrouve le vieil automate construit par son père, c’est l’occasion pour lui d’apprendre la vérité sur la disparition de ses parents et sur l’incroyable quête dans laquelle ils s’étaient lancés ! Opération Jabberwock de Nicolas Texier, est un roman d’aventures, un récit horrifique de film noir et de western.

3 univers de Fantasy à découvrir…

 

Présenté par Léo Noël, librairie la Zone du dehors

 

Jean-Laurent Del Socorro, Royaume de vent et de colères (Actusf)
Régis Goddyn, L’Ensorceleur des choses menues (L’atalante)
Nicolas Texier, Monts et merveilles – Tome 2 : Opération Jabberwock (Les moutons électriques) – Librairie La Zone du dehors L46

 


 

La Révolution française racontée à ceux qui vont faire la prochaine
Dialogue avec Otto. T et Grégory Jarry
16h30 – IUT Amphi 2 – Durée : 1h

Quand les manifestations enflent, se répètent, quand les rapports sociaux se tendent, la Révolution française est dans tous les esprits. Mais connaît-on vraiment cette période de l’histoire ? Jusqu’où chercher les points communs avec notre époque ? Et si cette fois c’était la bonne, fera t-on mieux qu’en 1789 ? Dans Petite histoire de la révolution française, Grégory Jarry et Otto T. racontent l’histoire de la Révolution française, dans les textes, et imaginent dans les dessins un soulèvement contemporain… “Une utopie optimiste et drôle pour échapper à la morosité ambiante”, selon France Info. Un livre publié en 2015, qui a circulé sur les places publiques en 2016 lors de Nuit Debout et suscite des discussions sur les ronds-points en 2019. Alors, on fait quoi ? On remet ça ?”

 

Présenté par Romuald Giulivo, auteur

 

Petite histoire de la Révolution française (FLBLB) – Librairie Album L08