Grands Débats & Entretiens

ACCES LIBRE ET GRATUIT // Durant une heure, les Grands Entretiens invitent le public à la rencontre d'auteurs de littérature contemporaine d'envergure nationale ou internationale pour mieux connaître et comprendre leurs œuvres. Les Grands Débats associent écrivains, journalistes, hommes politiques et penseurs autour de thèmes d’actualité. S'emparant du réel, la fiction contemporaine devient le meilleur ressort pour décrire une société qui change, qui connaît des troubles ou qui se réinvente.





 

VENDREDI


 




Résonances

Grand entretien avec Alfred et le compositeur René Aubry
Vendredi 3 avril 18h Salle de l’Atelier 1h

“J’ai grandi dans des théâtres où, gamin réservé et timide, c’est entouré de comédiens, de musiciens et de danseurs, que je commence à raconter des histoires avec mes dessins… Pour moi, tous ces mondes ont toujours été liés. La musique de René Aubry me bouleverse.
Depuis des années que je l’écoute, elle fait remonter à la surface la multitude de langages dans laquelle j’ai la sensation d’avoir grandi ; les lumières, les mouvements, les mélancolies et les voyages ; la danse, le théâtre, le dessin, l’Italie…
J’y retrouve un morceau de ce que je suis.” Alfred

 

Lorsque nous avons proposé à Alfred une carte blanche, sans un battement de cil, il a répondu René Aubry. Multi-instrumentiste, compositeur pour la danse, le théâtre et le cinéma, créateur inclassable d’univers sonores, René Aubry a accompagné les spectacles de Carolyn Carlson et Pina Bausch, de nombreux films dont ceux de Gilles de Maistre, du Gruffalo ou récemment du magnifique Fameuse invasion des ours en Sicile.

 

Senso (Delcourt) | Librairie Album DB50

 

Retrouvez Alfred en concert dessiné ici




La rue comme espace de confrontation

Grand débat avec David Dufresne et Mathieu Rigouste
Vendredi 3 avril 18h Agora 1h30

Dans le Paris de l’insurrection, tout un monde traverse Dernière sommation (Grasset) comme un tableau vivant : garde du corps incontrôlable, street medic courageuse, président assiégé, policiers en roue libre, éditorialistes compromis, entre mensonges et raison d’État. Un roman de l’insurrection, tout en urgence et en modernité. Le premier roman de David Dufresne.
À partir d’archives militaires, administratives et journalistiques ainsi que d’entretiens, Un seul héros, le peuple (Premiers matins de Novembre) de Mathieu Rigouste retrace l’histoire des manifestations de masse de décembre 1960 à Alger qui ont constitué un tournant dans la révolution algérienne.
David Dufresne et Mathieu Rigouste nous racontent l’évolution des manifestations populaires et des pratiques des forces de l’ordre, de la guerre d’Algérie à nos jours.

 

Présenté par la Librairie du Muguet

 

David Dufresne, Dernière sommation (Grasset) | Librairie La Mauvaise Réputation DB40
Mathieu Rigouste, Un seul héros, le peuple (Premiers matins de Novembre) | Librairie du Muguet DB07




 

SAMEDI


 




Francis Wolff

Grand entretien Escale du livre / Sud Ouest
avec Francis Wolff
Samedi 4 avril 11h Studio de création 1h

Jamais nous n’avons été aussi conscients de former une seule humanité et de partager une même planète : changement climatique, crise économique et écologique, épidémies, terrorismes… et pourtant, l’idée d’universel ne cesse de décliner, revendications identitaires, nationalismes, xénophobies, radicalités religieuses. L’universel est accusé de toutes parts. Contre ces replis, il faut que les idées universalistes
retrouvent leur puissance mobilisatrice et critique. Il faut refonder une éthique de l’égalité et de la réciprocité. Pour le philosophe Francis Wolff, “Seules les idées universalistes permettent la coexistence des cultures”.

Plaidoyer pour l’universel (Fayard) est le dernier volet d’un triptyque de Francis Wolff consacré à l’idée d’humanité, Notre humanité. D’Aristote aux neurosciences (Fayard).

 

Présenté par Yves Harté, Sud Ouest

 

Plaidoyer pour l’universel (Fayard) | Librairie Georges DB21

 




Étienne Klein

Grand entretien avec Étienne Klein
Samedi 4 avril 14h Salle Vauthier 1h

Le vide, dit-on ordinairement, est ce qui reste après qu’on a tout enlevé. Mais si l’on retirait absolument tout, il ne resterait plus rien… du tout. Pas même le vide. Alors peut-on réellement faire le vide ? Le vide existe-t-il vraiment ? A-t-il même jamais existé ? Étienne Klein mène l’enquête, traverse l’histoire des idées, interroge les mots. Et il apparaît que la vie du vide est contre toute attente une vie dense.
Physicien, directeur de recherches au CEA et docteur en philosophie des sciences, professeur à l’Ecole Centrale de Paris, il dirige le Laboratoire de Recherche sur les Sciences de la Matière du CEA (LARSIM). Il est également producteur et présentateur de l’émission “La Conversation scientifique” sur France Culture.

 

Ce qui est sans être tout à fait (Actes Sud) | Librairie La Mauvaise Réputation DB40




Léonora Miano

Grand entretien avec Léonora Miano
Samedi 4 avril 14h Salle de l’Atelier 1h

Léonora Miano nous transporte au XXIIe siècle, dans une Afrique unifiée appelée Katiopa, entre prospérité et autarcie. Une histoire d’amour entre Boya, qui enseigne à l’université, et Illunga, le chef de l’Etat, menace de devenir une affaire d’Etat. Boya, elle, est favorable à l’assimilation des Fulasi, des descendants de migrants français, au contraire des dirigeants du continent qui souhaitent leur expulsion.
Transporter une question actuelle dans d’autres temps et d’autres contrées, afin de la poser plus librement ; voici la proposition de Léonora Miano avec Rouge impératrice (Grasset).

 

Présenté par Pierre Mazet

 

Rouge impératrice (Grasset) | Librairie Georges DB21




Daniel Pennac

Grand entretien avec Daniel Pennac
Samedi 4 avril 15h15 Salle Vauthier 1h

“L’ampoule du projecteur a explosé en plein Fellini. Minne et moi regardions Amarcord du fond de notre lit.
– Ah! Non! Merde!
J’ai flanqué une chaise sur une table et je suis monté à l’assaut pour changer l’ampoule carbonisée. Explosion sourde, la maison s’est éteinte, je me suis cassé la figure avec mon échafaudage et ne me suis pas relevé.
Ma femme m’a vu mort au pied du lit conjugal.
De mon côté je revivais ma vie. Il paraît que c’est fréquent. Mais elle ne se déroulait pas exactement comme je l’avais vécue.”

 

Auteur de la saga des Malaussène, Daniel Pennac, interroge dans La loi du rêveur (Gallimard) la frontière entre le travail d’écriture et les rêves, qui sont, d’après lui, la source de toute imagination. Il y raconte aussi sa passion pour Fellini dont il dit : « cet homme m’a été plus précieux qu’une famille ».
La loi du rêveur est à la fois, un livre très personnel et une vraie réflexion sur ce qu’est “être écrivain”.

 

La loi du rêveur (Gallimard) | Librairie La Machine à Lire DB27

 

Retrouvez Daniel Pennac en dialogue avec Akira Mizubayashi ici




#MeToo, et maintenant ?

Grand débat avec Valérie Rey-Robert et Dominique Sigaud
Samedi 4 avril 15h30 Agora 1h15

En France, chaque fois que la question des violences sexuelles est posée dans le débat public, les mêmes réticences s’expriment. Certains s’élèvent pour dénoncer l’horrible moralisme réactionnaire qui voudrait condamner la liberté sexuelle si chèrement acquise, en important le puritanisme au pays des libertés. Avec une certaine hypocrisie, on évoque l’amour à la française en termes de galanterie, de courtoisie ou de libertinage. Dans Une culture du viol à la française (Libertalia), Valérie Rey-Robert alias Crêpe Georgette, analyse et définit les violences sexuelles, déboulonne toutes nos idées reçues et bat en brèche l’argumentaire déresponsabilisant les violeurs.
« Être une fille : les trois mots les plus meurtriers du monde. » Loin de recenser les faits dans toute leur brutalité, Dominique Sigaud, grand reporter, écrivain, essayiste, en dénonce les origines profondes dans La malédiction d’être fille (Albin Michel). Une fille sur 5, dans le monde, subit des violences sexuelles avant 18 ans. En France, 40% des viols et tentatives de viol concerneraient des mineures de moins de 15 ans. Des millions subissent des mutilations sexuelles, sont mariées avant 16 ans, sont tuées.

 

Présenté par la Librairie du Muguet

 

Valérie Rey-Robert, Une culture du viol à la française (Libertalia) | Librairie du Muguet DB07
Dominique Sigaud, La malédiction d’être fille (Albin Michel) | Librairie Georges DB21

 

Retrouvez Dominique Sigaud en dialogue avec Beata Umubyeyi Mairesse ici




Marie Darrieussecq

Grand entretien avec Marie Darrieussecq
Samedi 4 avril 15h30 Studio de création 1h

Tout part d’une croisière un peu absurde en Méditerranée. Rose et ses deux enfants, Emma et Gabriel, profitent du voyage qu’on leur a offert. Une nuit, entre l’Italie et la Libye, le bateau d’agrément croise la route d’une embarcation de fortune qui appelle à l’aide. Le bateau de croisière recueille alors une centaine de migrants en attendant les gardecôtes italiens. Cette nuit-là, poussée par la curiosité et l’émotion, Rose descend sur le pont inférieur où sont installés ces exilés. Un jeune homme retient son attention, Younès. Il lui réclame un téléphone et Rose se surprend à obtempérer. Elle lui offre celui de son fils Gabriel.
La mer à l’envers (P.O.L) de Marie Darrieussecq retrace la vie quotidienne d’une femme contemporaine et l’actualité de ces dernières années sur l’immigration.

 

Présenté par Hubert Prolongeau

 

La mer à l’envers (P.O.L) | Librairie La Machine à Lire DB27




Réinventer la ville

Grand débat Escale du livre / Nouveau Magazine Littéraire
avec Aurélien Bellanger, Giosuè Calaciura (Italie) et Éric Chauvier
Samedi 4 avril 16h30 IUT Amphi 1 1h15

Qu’elles soient mégalopoles ou sous-préfectures, cités historiques ou agglomérations “périphériques”, les villes pèsent lourdement sur les crises écologiques et politiques, sinon anthropologiques et psychiques, que l’humanité traverse. À quoi servent-elles ? Comment fonctionnent-elles ? Que produisent-elles ? Que peuvent-elles abriter ou protéger ? Comment encore habiter le monde grâce à elles ? Curieusement, leur devenir n’est abordé que de manière fragmentaire ou partielle dans le débat public, et le plus souvent par des « experts », spécialistes ou technocrates. Nous invitons trois écrivains à réinventer la ville, c’est-à-dire à rêver celles de demain mais aussi à écrire celles d’aujourd’hui sous de nouveaux jours : Aurélien Bellanger, romancier qui a entre autres signé Le Grand Paris, Éric Chauvier, anthropologue buissonnier qui a notamment fait de sa petite ville natale un terrain d’investigation, et le Sicilien Giosuè Calaciura, qui dessine dans Borgo Vecchio le portrait d’un quartier de Palerme.

 

Présenté par Hervé Aubron, rédacteur en chef du Nouveau Magazine Littéraire

 

Aurélien Bellanger, Le continent de la douceur (Gallimard) | Librairie La Machine à Lire DB27
Giosuè Calaciura, Borgo Vecchio (Noir sur blanc, traduction Lise Chapuis) | Librairie La Machine à Lire DB27
Éric Chauvier, Contre-histoire sauvage de Bordeaux, À partir d’une oeuvre de Nicolas Milhé (Confluences) | Éditions Confluences DB09 et Librairie La Mauvaise Réputation DB40




Bartabas

Grand entretien avec Bartabas
Samedi 4 avril 17h30 Salle Vauthier 1h

“C’est ce soir-là, après avoir copieusement arrosé l’arrivée du nouveau venu, que nous avons décidé dans l’euphorie et à l’unanimité de le baptiser Zingaro. Il endosserait le nom de notre théâtre équestre et musical, premier nommé, il donnerait à la troupe sa descendance. Plus tard, tandis que la fête se répandait dans la nuit (…) je suis allé le rejoindre dans son box. Cette nuit-là, nous avons fait un pacte : j’allais contaminer son animalité et il allait me permettre d’exister parmi les hommes.”

Conjuguant art équestre, musique, danse et comédie, Bartabas a inventé et mis en scène avec fougue et intuition, une nouvelle forme de spectacle vivant : le théâtre équestre. Avec D’un cheval l’autre (Gallimard), le fondateur du Théâtre Zingaro raconte sa passion et sa communion avec les chevaux.

 

Présenté par Pierre Mazet

 

D’un cheval l’autre (Gallimard) | Librairie La Machine à Lire DB27




Fabuler la fin du monde

Grand débat avec Jean-Paul Engélibert, Guka Han et Lucie Taïeb
Samedi 4 avril 18h30 Agora 1h

Omniprésentes, les fictions d’apocalypse – littéraires, cinématographiques, télévisuelles – imprègnent plus que jamais nos imaginaires. Mais, contrairement à ce qu’on pourrait croire, elles ne sont pas nihilistes. Pour Jean-Paul Engélibert, avec Fabuler la fin du monde (La découverte), les récits de la fin du monde nous invitent à repenser notre rapport au temps, à trouver des solutions et inventer un futur désirable.
“Personne ne sait comment le désert est entré dans la ville”, ainsi commence la première des huit nouvelles du Jour où le désert est entré dans la ville (Verdier) de Guka Han qui vous désarçonne et vous plonge dans un voyage sans fin où les personnes ne se comprennent pas. Chacun semble en exil, incapable de communiquer correctement avec le monde, avec les autres, tentant d’échapper à un devenir fantomatique.
Au cours de quatre saisons mouvementées, Les Échappées (Éditions de l’Ogre) tisse un récit de l’émancipation par le mouvement. On suit des femmes qui ont choisi la fuite par courage, pour se sauver et sauver celles et ceux qu’elles aiment, pour échapper à une parole autoritaire et mensongère, à un pouvoir oppressant et destructeur. Lucie Taïeb noue un drame qui met en opposition des individus isolés face à un pouvoir qui pourrait les écraser, mais dont ils parviennent à s’affranchir.

 

Jean-Paul Engélibert, Fabuler la fin du monde (La découverte) | Librairie Olympique DB30
Guka Han, Le jour où le désert est entré dans la ville (Verdier) | Librairie La Machine à lire DB27
Lucie Taïeb, Les Échappées (Éditions de l’Ogre) | Librairie La Mauvaise Réputation DB40




 

DIMANCHE


 




Tonino Benacquista

Grand entretien avec Tonino Benacquista
Dimanche 5 avril 11h IUT Amphi 1 1h

Où donc est passé Léo ?
Son entourage s’interroge sur le mystère de sa disparition. Qui était-il vraiment ? Que fuyait-il? S’il vit toujours, où est-il allé se perdre ?
Nul ne se doute que, pour trouver des réponses à ses propres questionnements, Léo s’est réfugié derrière le miroir. Il vit désormais dans un autre monde, celui des séries télévisées, où tout fait écho, à sa mémoire comme à ses rêveries.
Vingt ans après le succès de Saga (Gallimard), Tonino Benacquista nous rappelle que seule la fiction a le pouvoir de réparer le réel.

 

Présenté par Hubert Prolongeau

 

Toutes les histoires d’amour ont été racontées, sauf une (Gallimard) | Librairie La Machine à Lire DB27




Alain Caillé

Grand entretien avec Alain Caillé
Dimanche 5 avril 11h30 Agora 1h

Le don n’est pas qu’une simple action individuelle mais bien, comme l’a montré Marcel Mauss, un moyen de régler l’ensemble des relations humaines, mêlant l’obligation et la liberté. Il implique nécessairement le fait de recevoir et de rendre. Depuis des années, le sociologue Alain Caillé questionne la signification du lien et propose de repenser les relations sociales à partir de la logique du don que ce soit les soins, le sport, l’art, l’engagement politique ou les relations à la nature. La logique du don a précédé celle du marché comme principe organisateur de la société. Une philosophie politique alternative au néolibéralisme et à sa conception utilitariste des individus.

 

Présenté par Pierre Mazet

 

Extensions du domaine du don : demander-donner-recevoir-rendre (Actes Sud) | Librairie La Mauvaise Réputation DB40




Macha Méril

Grand entretien avec Macha Méril
Dimanche 5 avril 14h30 Salle Vauthier 1h15

 

Dans Vania, Vassia et la fille de Vassia (Liana Levi), les trois personnages de ce roman, sont en quête d’un avenir qui les réconcilie avec leur passé de Cosaques. Cependant, chacun lit cet avenir sous un angle différent, avec les enjeux qui furent ceux de la communauté des Russes blancs pendant la guerre et après 1945 : s’intégrer en France avec un impeccable parcours, rester russe tout en défendant la République française, reprendre coûte que coûte le combat contre Staline, quitte à se ranger du côté des nazis…
Macha Méril est née Marie-Madeleine Gagarine, fille du prince Wladimir Gagarine et de Marie Belsky, exilés en France. Elle se fait connaître dans les années 1960 comme l’une des figures de la Nouvelle Vague. Elle tourne avec Rohmer, Deville, Godard, Buñuel, Szabo, Kontchalovski, Fassbinder, Pialat, Lelouch, Varda et d’autres. En 2014, elle épouse le compositeur Michel Legrand.

Autrice de nombreux ouvrages, elle évoque dans ce grand roman, qu’elle porte en elle depuis des années, la condition des Russes blancs en France.

 

Vania, Vassia et la fille de Vassia (Liana Levi) | Librairie La Machine à Lire DB27




Erik Orsenna

Grand entretien avec Erik Orsenna
Dimanche 5 avril 16h Salle Vauthier 1h

” En nous divorçant, Suzanne et moi, le 10 octobre 2011, la Juge, Vice-Présidente aux affaires familiales a soupiré : “Dommage, je
sentais beaucoup d’amour en vous.” Comme elle avait raison ! Mais pour nous retrouver, pour briser en nous la mer gelée, il nous aura fallu voyager. Loin en nous-mêmes, pour apprendre à ne plus trembler.”
Après L’Exposition coloniale, après Longtemps, l’heure était revenue pour moi de m’embarquer pour la seule exploration qui vaille : aimer.”

 

Présenté par Pierre Mazet

 

Briser en nous la mer gelée (Gallimard) | Librairie La Machine à Lire DB27




Le corps : un territoire à découvrir

Grand débat avec Amandine Dhée, Martin Page et Emmanuelle Richard
Dimanche 5 avril 16h15 Agora 1h15

Dans À mains nues (La Contre Allée), Amandine Dhée explore la question du désir à la lumière du parcours d’une femme et de ses expériences sexuelles et affectives. Comment devenir soi-même dans une société où les discours tout faits et les modèles prêts à penser foisonnent ?
Pourquoi écrire un livre sur la pénétration ? Dans son livre manifeste, Au-delà de la pénétration (Le Nouvel Attila), Martin Page nous dit : “Parce que le sujet est là, si présent qu’il en est invisible. Surtout je voulais faire en sorte que l’on entende des choses trop souvent tues, qu’on parle, qu’on pense, qu’on considère la sexualité comme un élément de l’invention humaine, de sa culture, de ses arts, de sa politique.”
Qui sont ces corps abstinents ? Intriguée par ce sujet tabou et opaque, abstinente elle-même pendant cinq ans, l’écrivaine Emmanuelle Richard a recueilli l’intimité de ces sexualités non partagées.

Trois visions de la sexualité, du désir, de l’émancipation des corps, qui explorent cette volonté de devenir soi dans une société normative.

 

Amandine Dhée, À mains nues (La Contre Allée) | La Contre Allée DB32
Martin Page, Au-delà de la pénétration (Le Nouvel Attila) | Librairie La Mauvaise Réputation DB40
Emmanuelle Richard, Les corps abstinents (Flammarion) | Librairie Georges DB21