Dialogues

ACCES LIBRE ET GRATUIT // Les dialogues associent des auteurs dont les œuvres font résonance autour de thématiques particulières.





 

VENDREDI


 




Le Livre de Raison de Malagar

Dialogue avec Marie-Sylvie Bitarelle et Matthieu Gerbault
Vendredi 3 avril 15h30 Agora 1h30

Conservé à la Bibliothèque municipale de Bordeaux et resté inédit, Le Livre de raison de Malagar de François Mauriac permet de suivre l’auteur lors de ses séjours à Malagar de 1936 à septembre 1968. On découvre Mauriac soucieux de la bonne gestion de sa propriété consignant les événements climatiques et s’inquiétant de la qualité des récoltes. Les préoccupations de l’homme n’étant jamais éloignées de celle de l’écrivain. Il fait régulièrement état des combats littéraires qu’il doit mener. Le Livre de raison de Malagar (Le Festin), avec son écriture brute et spontanée, est incontestablement l’oeuvre d’un écrivain.

À l’occasion de cette rencontre, la bibliothèque municipale de Mériadeck sortira le manuscrit original et son conservateur nous le présentera. Avec Marie-Sylvie Bitarelle, directrice du Centre François Mauriac à Malagar et Matthieu Gerbault, conservateur en charge du service patrimoine à la bibliothèque municipale de Mériadeck.

 

Le Livre de Raison de Malagar (Le Festin) | Le Festin – L’Éveilleur DB02




 

SAMEDI


 




L'amour des mots

Dialogue avec Akira Mizubayashi et Daniel Pennac
Samedi 4 avril 11h30 Salle Vauthier 1h

“Le jour où je me suis emparé de la langue française, j’ai perdu le japonais pour toujours dans sa pureté originelle. Ma langue d’origine a perdu son statut de langue d’origine. J’ai appris à parler comme un étranger dans ma propre langue. Mon errance entre les deux langues a commencé.” Akira Mizubayashi explique comment il en est venu à apprendre le français avec notamment l’aide de Daniel Pennac, qu’il a ensuite contribué à faire connaître au public japonais en le traduisant.
Quatrième et dernier d’une tribu de garçons, Daniel Pennac passe une partie de sa scolarité en internat où il a pris goût à la lecture. On n’y permettait pas aux enfants de lire, comme il l’évoque dans Comme un roman (Gallimard).
“En sorte que lire était alors un acte subversif. À la découverte du roman s’ajoutait l’excitation de la désobéissance…”. Daniel Pennac a notamment reçu le prix Renaudot pour son roman autobiographique Chagrin d’école (Gallimard). Il a également écrit des scénarios pour le cinéma, la télévision et la bande dessinée.
Un dialogue entre deux amoureux de la langue française.

 

Présenté par Kerenn Elkaïm

 

Akira Mizubayashi, Âme brisée (Gallimard) | Librairie La Machine à Lire DB27
Daniel Pennac, La loi du rêveur (Gallimard) | Librairie La Machine à Lire DB27

 

Retrouvez Daniel Pennac en grand entretien ici

Retrouvez Akira Mizubayashi en rencontre ici




Sex Education : des mots pour émanciper

Dialogue avec Manu Causse et Dr Kpote
Samedi 4 avril 14h Salon Littéraire 1h

Manu Causse signe le deuxième roman de L’Ardeur (Thierry Magnier), une collection qui revendique une littérature courageuse parlant de sexualité, de désir, de fantasme pour des lecteurs à partir de 15 ans. Dans Le point sublime, une femme se remémore l’été de ses 17 ans, moment suspendu où, avec Kas et Melchior, elle a exploré des sentiers inconnus…

Militant de la lutte contre le sida, Dr Kpote intervient depuis une dizaine d’années auprès des jeunes pour échanger autour du vaste champ de la sexualité, avec empathie et sans jamais juger. Génération Q (la ville brûle) reprend les chroniques qu’il écrit dans Causette.

Comment la littérature et le social s’unissent et se complètent pour montrer combien la parole des adultes, celle qui informe, qui écoute et libère est plus que jamais nécessaire. Car sous couvert de la libération des identités sexuelles, l’ignorance et les croyances ont la peau dure et empêchent les jeunes de se construire en citoyens libres et éclairés.

 

Présenté par Nathan Lévèque

 

Manu Causse, Le point sublime (Thierry Magnier) | Librairie La Machine à Lire R15
Dr Kpote, Génération Q (la ville brûle) | Librairie La Mauvaise Réputation DB40




Thriller Fantasy et Fable écologique

Dialogue avec Sara Doke et Hugo Verlomme
Samedi 4 avril 14h30 IUT Amphi 1 1h

La complainte de Forenza (Leha Editions) de Sara Doke est un thriller fantasy dans une Florence sublimée : roman choral de fantasy renaissance italienne décalée, saupoudré de steampunk, de culte des fées et de peinture, sur fond d’enquête policière.
Avec Mermere (ActuSF), Hugo Verlomme nous entraîne dans les méandres d’un monde océanique débordant d’aventures et de merveilles. Une fable écologique ; une ode à notre mère la mer, à la tolérance et au respect de chacun.

 

Présenté par Léo Noël, librairie La Zone du Dehors

 

Sara Doke, La complainte de Forenza (Leha Editions) | Libraire La Zone du Dehors DB51
Hugo Verlomme, Mermere (ActuSF) | Libraire La Zone du Dehors DB51




Chronique d’une rupture

Dialogue avec Claire Marin et Sophia de Séguin
Samedi 4 avril 14h30 Agora 1h

Avec Rupture(s) (Observatoire), la philosophe Claire Marin parle de “cataclysme intérieur”, rythmant notre existence, nous transformant, nous remettant profondément en question. Ces vacillements fragilisent nos représentations, ébranlent nos certitudes, et soulignent alors la place de l’imprévisible dans nos vies.
La séparation (Le Tripode) de Sophia de Séguin est le journal intime d’une rupture amoureuse ; un récit tragique, drôle, charnel, où le corps prend une grande part dans la douleur de cette séparation mais aussi dans sa réparation.
Chacune nous dévoilera comment ces ruptures sont parfois une manière d’assumer notre identité.

 

Présenté par Alexandre Fillon, journaliste littéraire

 

Claire Marin, Rupture(s) (Observatoire) | Librairie des Chartrons DB23
Sophia de Séguin, La séparation (Le Tripode) | Librairie Olympique DB30




À la conquête de l’Ouest

Dialogue avec Jean-Michel Espitallier et Thomas Giraud
Samedi 4 avril 15h Salon Littéraire 1h

Le grand-père de Jean-Michel Espitallier était cowboy, cow-boy d’Amérique, au bout du bout du Far West : en Californie. Dans sa jeunesse, il a quitté ses Alpes natales pour aller tenter la fortune dans ces contrées lointaines, qui concentraient alors toute l’espérance et tout l’or du monde. Et puis, pour une raison ignorée, il est revenu.
Au beau milieu du XIXe siècle et des terres arides du Texas, Victor Considerant tente de fonder un phalanstère où chaque sociétaire s’émanciperait des morales anciennes pour vivre autrement. Une utopie que trois années de sécheresse, de sauterelles, de gel et d’égoïsme colon réduisirent à néant. Le bruit des tuiles (La Contre Allée) de Thomas Giraud est un roman sur la dureté de la nature, de ceux qui ont renoncé.
Partez à la conquête de l‘Ouest pour des rêves d’ailleurs, d’espérance et parfois de grandes désillusions…

 

Présenté par Camille Thomine, journaliste littéraire

 

Jean-Michel Espitallier, Cow-boy (Inculte) | Librairie La Mauvaise Réputation DB40
Thomas Giraud, Le bruit des tuiles (La Contre Allée) | La Contre Allée DB32




Être écrivain : mythes, perceptions, réalités

Dialogue avec Vincent Cuvellier et Alain Ayroles
Samedi 4 avril 15h30 IUT Amphi 1 1h

” Je m’appelle Vincent Cuvellier, je suis écrivain. Oui, j’ai dit écrivain, je n’ai pas dit auteur jeunesse. Pourquoi je ne dis pas auteur jeunesse ? Ben, je sais pas, je ne connais pas ce métier, je ne sais pas ce que c’est, auteur jeunesse, pour moi ça ne veut rien dire… écrivain, ça a plus de gueule. Auteur jeunesse, je sais pas, c’est (…) comme si, parce qu’on écrit pour les gamins, on n’assumait pas complètement la dimension artistique du métier. Pour moi, c’est simple : je fais des livres, j’écris, donc, je suis écrivain.”
Alain Ayroles est scénariste de bande dessinée. Son dernier livre, Les Indes fourbes (Delcourt) a rencontré un succès immédiat – plus de 120 000 exemplaires vendus et de nombreux prix. Le scénariste, en bande dessinée, est souvent perçu différemment du dessinateur : sa dédicace moins recherchée, il est moins invité, sa parole moins sollicitée. Pourtant, le scénariste écrit, avec des mots comme avec des images. Peut-il se revendiquer de la définition de l’écrivain comme “celui, celle dont le métier est d’écrire pour autrui ?”.

 

Présenté par Sarah Vuillermoz

 

Vincent Cuvellier, Je ne suis pas un auteur jeunesse (Gallimard) | Librairie La Machine à Lire R15
Alain Ayroles, Les Indes fourbes (Delcourt) | Librairie Album DB50

 

Retrouvez Alain Ayroles  pour un jeu-concept ici




Hommes dans le Grand Nord

Dialogue avec Virgile Dureuil et Jean-Baptiste Maudet
Samedi 4 avril 16h30 IUT Amphi 2 1h

Virgile Dureuil signe l’adaptation en bande dessinée du best-seller de Sylvain Tesson, Dans les forêt de Sibérie (Casterman). Peut-on se détacher complètement du monde des hommes ? De février à juillet 2010, Sylvain Tesson a choisi de vivre seul, dans une cabane au bord du Lac Baïkal, en prise avec la nature dans une ascèse de six mois, entre alcool et rudesse des hommes. Virgile Dureuil nous parle de ses choix graphiques et narratifs pour représenter le Grand Nord.
Dans Des humains sur fond blanc (Le passage) de Jean-Baptiste Maudet, on prétend que des rennes contaminés par la radioactivité se dispersent dans le Grand Nord. Une scientifique moscovite est envoyée sur place, en Sibérie. En route, rien ne se passe comme prévu. Qu’est-il d’ailleurs possible de prévoir dans cette immense Russie où la neige recouvre les traces des humains ?

 

Présenté par Hubert Prolongeau

 

Virgile Dureuil, Dans les forêt de Sibérie (Casterman) | Librairie Album DB50
Jean-Baptiste Maudet, Des humains sur fond blanc (Le passage) | Librairie Georges DB21




Se ré-approprier

Dialogue avec Fanny Chiarello et Quentin Zuttion
Samedi 4 avril 17h Agora 1h

La romancière Fanny Chiarello revient séjourner dans la ville du nord de la France où elle a grandi, afin d’y préparer une exposition. Au hasard de ses déambulations, elle croise une adolescente, se met à imaginer sa vie et lui écrit une longue lettre fictive. Cette ado, c’est Sarah. Et Sarah court. Dès qu’elle a un moment, elle enfile un jogging, rejoint le stade et court sans s’arrêter. Le Sel de tes yeux (L’Olivier), portrait de Sarah en rupture avec sa famille, ausculte des processus d’émancipation avec pudeur.
Quentin Zuttion est un scénariste et dessinateur de bande dessinée qui aime traiter des questions de l’identité en regard de tous les aspects du sexe, du genre, de la relation à l’autre et de comment être soi dans une société normative. Dans Touchées (Payot Graphic), trois femmes ayant été victimes de violences sexuelles se reconstruisent et réapprennent le chemin de l’autre comme d’ellemême à travers la pratique de l’escrime.

 

Présenté par Nathan Lévèque, booktuber

 

Fanny Chiarello, Le Sel de tes yeux (L’Olivier) | Librairie La Machine à Lire DB27
Quentin Zuttion, Touchées (Payot Graphic) | Librairie Album DB50




Vertiges de l’amour

Dialogue avec Romuald Giulivo et Jean-Marc Parisis
Samedi 4 avril 18h30 Studio de création 1h

Sous la lumière brûlante d’une île volcanique de Méditerranée, trois jeunes gens font le difficile apprentissage de la vie. Nanni, garçon indolent, Ugo, écorché vif, et Sofia qui observe. Elle sait que les deux garçons resteront la plus grande émotion de sa vie… Dans ce premier roman L’île d’elles (Anne Carrière), Romuald Giulivo écrit admirablement la beauté et la détresse des sentiments.

À 14 ans, dans une petite ville de France, la veille de partir en vacances, Sam rencontre une jeune Galloise. C’est l’émerveillement, le serment. Avant la séparation, déchirante, et le silence, mystérieux. Des années plus tard, la pensée de cette jeune fille revient hanter l’homme que Sam est devenu. Dans L’histoire de Sam ou l’avenir d’une émotion (Flammarion), Jean-Marc Parisis joue avec le temps, les visages, les lieux, les distances.

Que reste-il de nos premiers émois amoureux ? Comment les souvenirs dorment, grandissent, travaillent en nous et construisent notre identité.

 

Présenté par Kerenn Elkaïm

 

Romuald Giulivo, L’île d’elles (Anne Carrière) | Librairie des Chartrons DB23
Jean-Marc Parisis, L’histoire de Sam ou l’avenir d’une émotion (Flammarion) | Librairie Georges DB21

 

Retrouvez Romual Giulivo pour une lecture en musique avec Sol Hess ici




Écologie du quotidien : comment s’y mettre

Dialogue avec Benjamin Carboni et Bénédicte Moret
Samedi 4 avril 19h Café Pompier 1h

C’est indéniable, nous entendons de plus en plus parler d’environnement, d’écologie, d’engagement. La crise est telle que nous sommes contraints d’ouvrir les yeux si nous ne voulons pas aggraver la situation actuelle. Mais avant de passer à l’action, quel est ce déclic qui fait que tout bascule et que, du jour au lendemain, certains optent pour un changement de vie radical ? 18 personnalités répondent aux interrogations de Benjamin Carboni et lui relatent leur prise de conscience.
Bénédicte Moret s’est lancé un défi : vivre un an sans déchet. De la prise de conscience à un nouvel équilibre, ce qui devait être une expérience devient finalement un nouveau mode de vie. La dessinatrice met son cheminement en images, entre anecdotes, petites victoires, critiques et émules. Tout est affaire de volonté et d’organisation, et comme elle le dit avec faconde : « ça craint, ça urge, une seule solution : changer de mode de vie, et de manière immédiate. »

 

Benjamin Carboni, Déclic écologique (Rustica) | Librairie des Chartrons DB23
Bénédicte Moret, Ze journal de la famille (presque) zéro déchet (Le Lombard) | Librairie Krazy Kat DB43




Parcours d’un exilé

Dialogue avec Velibor Colic et Christine de Mazières
Samedi 4 avril 19h Salon Littéraire 1h

Velibor Colic, à travers le récit de son propre exil, nous fait partager le sentiment de déréliction des migrants, et l’errance sans espoir de ceux qui ne trouveront jamais vraiment leur demeure. Il évoque avec ironie ses rapports avec les institutions, les administrations, les psychiatres, les écrivains, et bien sûr avec les femmes…
Quand, le 31 août 2015, la chancelière Angela Merkel prononce son désormais célèbre « Wir schaffen das, Nous y arriverons », à propos de l’afflux considérable de demandeurs d’asile, son geste marque un tournant dans la politique allemande et européenne. Sa générosité, relayée par une grande partie du peuple allemand, va également redonner de l’espoir à des centaines de milliers d’individus. Alternant les points de vue, Christine de Mazières met en scène quelques-uns des acteurs de ce drame humanitaire.

 

Velibor Colic, Le livre des départs (Gallimard) | Librairie La Machine à Lire DB27
Christine de Mazières, La route des Balkans (Sabine Wespieser) | Librairie La Machine à Lire DB27




 

DIMANCHE


 




Karoo

Dialogue avec le dessinateur Frédéric Bézian et l’éditeur Dominique Bordes
Dimanche 5 avril 14h IUT Amphi 2 1h

Saul Karoo, script doctor au service d’Hollywood, la cinquantaine désabusée, alcoolique notoire, englué dans un mariage et une paternité sans joie se voit donner l’opportunité de réécrire le scénario de sa propre vie.
Véritable succès littéraire lors de sa parution en France par Monsieur Toussaint Louverture, Karoo trouve avec Frédéric Bézian l’interprète idéal. Son style puissant et raffiné transcende proprement les intentions narratives du roman de Steve Tesich.
Dialogue avec Dominique Bordes, l’éditeur bordelais du roman.

 

Karoo (Delcourt) | Librairie Album DB50




Résister à la cadence de notre époque

Dialogue avec Vincent Message et Laurent Vidal
Dimanche 5 avril 14h Agora 1h

Après avoir donné naissance à une petite fille, Cora Salme reprend son travail chez Borélia, rachetée par un groupe qui promet de la moderniser. Quand les couloirs se mettent à bruire des mots de restructuration et d’optimisation, tout pour elle commence à se détraquer, dans son travail comme dans son couple. Dans Cora dans la spirale (Seuil), Vincent Message scrute les métamorphoses du capitalisme contemporain.
La modernité a érigé la vitesse en vertu sociale, invalidant ainsi ceux qui ne peuvent pas résister au nouveau rythme du temps. Depuis longtemps, ces individus sont ainsi discriminés au nom de l’idéologie du progrès, que ce soit le “colonisé indolent”, l’ouvrier paresseux ou, plus près de nous, le travailleur fainéant. Laurent Vidal retrace l’histoire de ces hommes lents et montre comment certains se sont emparés de la lenteur pour subvertir la modernité.

 

Présenté par Pierre Mazet

 

Vincent Message, Cora dans la spirale (Seuil) | Librairie Olympique DB30
Laurent Vidal, Les hommes lents. Résister à la modernité, XVe-XXe siècle (Flammarion) | Librairie Georges DB21




Lettre d’une fille à sa mère

Dialogue avec Mercedes Deambrosis et Linda Lê
Dimanche 5 avril 14h Salon Littéraire 1h

Rendez-vous au paradis (Le Chemin de fer) alterne le récit autobiographique des derniers jours de la mère et le “roman” d’une jeune fille, de ses parents, dans l’Espagne franquiste. Mercedes Deambrosis règle ses comptes, dénonce les masques que nous sommes tenus de revêtir.
Une femme s’adresse à sa mère qui vient de mourir et qui répétait, les derniers mois de sa vie, comme un refrain de liberté : “Je ne répondrai plus jamais de rien”. Quelles raisons, quels mystères justifiaient cette phrase obstinée ?
Linda Lê, dans Je ne répondrai plus jamais de rien (Stock) explore les rapports qui lient une mère et sa fille, abandonnées par un mari et un père, évoque les ruptures, les absences, les disparitions et l’exil.

 

Présenté par Pascale Dewambrechies, autrice

 

Mercedes Deambrosis, Rendez-vous au paradis (Le Chemin de fer) | Le Chemin de fer DB36
Linda Lê, Je ne répondrai plus jamais de rien (Stock) | Librairie Georges DB21




Réparer les âmes et les coeurs

Dialogue avec Dominique Sigaud et Beata Umubyeyi Mairesse
Dimanche 5 avril 14h30 IUT Amphi 1 1h

L’une est journaliste, écrivaine, l’autre romancière. Toutes deux, avec leur propre histoire, nous amènent au plus près des meurtris du génocide tutsis au Rwanda.
Avec Tous tes enfants dispersés (Autrement) Beata Umubyeyi Mairesse raconte une mère, sa fille et son petit-fils, trois générations séparées par le génocide.
Dominique Sigaud fait le récit d’une journée de juin 1994 sur une colline au Rwanda passée avec une jeune femme venant d’accoucher ; moment à part dans son existence.
Deux récits complémentaires qui nous parlent de transmission, d’identité, de métissage mais aussi d’apaisement à travers deux langues, deux voix bien distinctes.

 

Présenté par Kerenn Elkaïm

 

 

Dominique Sigaud, La malédiction d’être fille (Albin Michel) | Librairie Georges DB21
Beata Umubyeyi Mairesse, Tous tes enfants dispersés (Autrement) | Librairie des Chartrons DB23

 

Retrouvez Dominique Sigaud en grand débat avec Valérie Rey Robert ici




Rendre aux femmes leur place

Dialogue avec Geneviève Brisac et Agnès Rosenstiehl
Dimanche 5 avril 15h Salon Littéraire 1h

“Comment dire mieux ce “travail de Sisyphe” : remettre à l’honneur ces grandes écrivaines, celles à qui nous devons la force et le courage d’écrire ce que nous voyons, ce que nous sentons, ce que nous savons. Celles à qui nous devons la force et le courage de décrire ce recoin de perplexité où rien n’est majestueux ni symbolique, mais où tout est important, les soupirs, les rhumes, les agonies, les bains de mer.” Geneviève Brisac.
Si Agnès Rosenstiehl est connue comme la créatrice de Mimi cracra, cette petite fille libre faisant du monde son terrain de jeu, ses albums féministes des années 70 restent longtemps introuvables et sont aujourd’hui réédités par la ville brûle. Ces livres nécessaires, empreints de force et beauté, montrent que les combats d’alors sont plus que jamais d’actualité, et surprennent par une audace qui n’est plus forcément possible aujourd’hui.

 

Geneviève Brisac, Sisyphe est une femme, la marche du cavalier (L’Olivier) | Librairie La Machine à Lire DB27
Agnès Rosenstiehl, Les filles (la ville brûle) | Librairie La Colline aux livres R02




Qu’est-ce que donner à voir ?

Dialogue avec l’écrivain Jean-Christophe Bailly
et la metteuse en scène et directrice du TnBA, Catherine Marnas
Dimanche 5 avril 15h30 Studio de création 1h

Dans L’imagement (Seuil), Jean-Christophe Bailly considère l’image, toute image, comme une énigme et comme l’espace incarné d’une expérience qui appartient à ceux qui la voient. Cet imagement nomme aussi bien les processus qui conduisent aux images que les chemins qu’elles suivent pour instiller dans la pensée la puissance de leur silence.
Assistante à la mise en scène auprès d’Antoine Vitez et Georges Lavaudant, Catherine Marnas fonde la Compagnie Parnas où elle s’attache à faire entendre l’écriture d’auteurs contemporains comme Roland Dubillard, Copi, Max Frisch, Olivier Py, Pier Paolo Pasolini… Quelques classiques jalonnent son parcours tels Brecht, Tchekhov et elle met également en scène plusieurs textes de son auteur fétiche Bernard-Marie Koltès. Elle est directrice du TnBA – Théâtre du Port de la Lune et de l’Éstba depuis janvier 2014.
Deux artistes qui parleront de création et de leurs disciplines, la littérature et le spectacle vivant.

 

Présenté par Claude Chambard, écrivain

 

Jean-Christophe Bailly, L’imagement (Seuil) | Librairie Olympique DB30 et William Blake and Co DB03




Se libérer du poids du passé

Dialogue avec Anne-Marie Garat et Pascale Roze
Dimanche 5 avril 16h Salon Littéraire 1h

Revenant dans une station balnéaire pour se défaire enfin d’une maison qu’elle a jadis acquise sur la côte Atlantique, Hélène, affronte les fantômes du passé qui, secrètement, parasitent son existence. Dès le premier soir, la maison se révèle squattée par un jeune photographe dont la compagnie va bousculer ses plans. Anne-Marie Garat dresse le portrait d’une femme en pleine mutation, exaltant la beauté du hasard et des rencontres…
Pour Hélène Bourguignon, chaque cours, donné à ses étudiants, est un défi recommencé, d’une semaine à l’autre où il se passe toujours quelque chose. Un souvenir, une émotion, une réaction et tout déraille dans sa vie si organisée. Pascale Roze s’intéresse ici au destin d’une femme qui ose un dernier amour.

 

Présenté par Marie-France Boireau

 

Anne-Marie Garat, La nuit Atlantique (Actes Sud) | Librairie La Mauvaise Réputation DB40
Pascale Roze, La belle Hélène (Stock) | Librairie Georges DB21